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 La chose de la voiture (public averti)

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2 participants
AuteurMessage
Raphaël
plume de Colibri
Raphaël


Masculin Nombre de messages : 29
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MessageSujet: La chose de la voiture (public averti)   La chose de la voiture (public averti) Icon_minitimeLun 31 Jan - 2:07

Quelques explications avant la longue nouvelle que voici :

Ma grand-mère habitait un village du Marais Poitevin. Une de mes tantes lui avait laissé sa vieille Austin Mini (je ne parle pas de l'actuelle, mais de sa toute petite ancêtre). Un jour, cette voiture a brûlé dans le garage à cause d'une grave défaillance de sa batterie. L'enfant que j'étais encore à l'époque n'a pas résisté à la curiosité d'aller voir de près ce qu'il en restait. J'y suis allé en secret. Ce que j'ai vu m'a impressionné (mais cette histoire n'est venue que très longtemps après) : la carrosserie semblait intacte, mais toutes les vitres étaient devenues totalement opaques. J'en ai fait longuement le tour avec ce mélange de curiosité et de peur que nous avons tous éprouvé au moins une fois dans notre vie.
Bien des années plus tard, j'ai parlé de ce souvenir avec un ami. Ce souvenir est venu dans une conversation où j'évoquais des souvenirs de vacances, celui-ci s'est présenté. Et il m'a inspiré une question : qu'est-ce que j'aurais vu dans cette voiture brûlée ? Ainsi est née cette histoire.

Attention : elle comporte quelques passages d'horreur. Ce que trouve le narrateur dans la voiture est une créature vraiment hideuse ! Et cette découverte n'est pas le seul passage gore.

Je commencerai à la poster dans les prochains jours.
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igribouille
plume d'Albatros
igribouille


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MessageSujet: Re: La chose de la voiture (public averti)   La chose de la voiture (public averti) Icon_minitimeLun 31 Jan - 13:43

on attend ... en tremblant ... affraid
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Raphaël
plume de Colibri
Raphaël


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MessageSujet: Re: La chose de la voiture (public averti)   La chose de la voiture (public averti) Icon_minitimeLun 7 Fév - 1:25

Ça fait drôle d'écrire une histoire quand on n'est pas fait pour être écrivain. Mes seules expériences dans ce domaine se résument à des mauvaises notes en rédaction. Ajoutez à ça que la dernière fois que je suivais des cours où il fallait rédiger, c'était en terminale, et que la terminale, ça ne date pas d'hier... Et en plus, la lecture, pour moi, ça a toujours été un petit passe-temps, jamais une passion. J'étais plutôt branché télé et console.
Celui ou celle qui tombe sur ce texte doit déjà commencer à se demander ce qui me prend de me lancer dans une galère pareille. Le gars, il ne lit pas, il était nul en rédac et il s'improvise écrivain ? Petite mise au point : je n'ai pas envie d'écrire, j'ai besoin d'écrire. J'ai quelque chose à confier. Je devrais en parler à un psy ? Non. Ce n'est pas un problème psychiatrique. Je devrais en parler à des amis ? Ça leur paraîtrait dingue !
À vous aussi, ça va paraître dingue, je vous préviens tout de suite. Mais quand on parle, on se fait interrompre, rire au nez... Là, vous lisez. Ce sont les pages qui vont vous faire marrer, pas moi. Si vous me traitez de taré, je ne suis pas là pour entendre. Et de toute façon, je ne vous connais pas, donc, ça m'atteint un peu moins qu'un collègue ou un ami ou un parent.
Je ne vous connais pas, mais vous voulez peut-être connaître le narrateur de ce qui va vous paraître fou. Je m'appelle Guillaume Berthal. J'ai trente-cinq ans, je suis célibataire. Personne n'aurait envie de partager ma vie, vous allez le comprendre en lisant la suite. Je suis banquier. Il paraît que je fais du bon boulot. Les collègues trouvent que j'ai une tête de déterré quand j'arrive au bureau. C'est à cause de mon sommeil, si on peut appeler ça du sommeil. Ce ne sont pas tout à fait des cauchemars : on est bien d'accord pour dire qu'un cauchemar, c'est un rêve. Un rêve affreux, mais un rêve. Alors que chez moi, c'est réel. Les clients doivent me trouver nerveux, même s'ils ne me font aucune remarque. Sauf certains ! Vous allez bien ? quand j'ai l'air un peu absent. Je leur réponds : Oui, excusez-moi ! En réalité, il m'arrive de guetter ce ou ces fantômes. Combien ils sont ? Un seul, ça m'étonnerait. Entre les hurlements, les ricanements, les bruits de coups... Et encore, là, c'est pour l'ambiance sonore ! Les meubles qui bougent tout seuls et qui se soulèvent et qui retombent, c'est encore autre chose. Et aussi les odeurs de brûlé assez fortes pour me faire suffoquer alors qu'il n'y a même pas une étincelle !
Maintenant que vous avez un petit aperçu de ma petite vie, je vais vous la raconter plus en détails.
Pour commencer, depuis combien de temps ça me poursuit.

(suite à venir)
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igribouille
plume d'Albatros
igribouille


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MessageSujet: Re: La chose de la voiture (public averti)   La chose de la voiture (public averti) Icon_minitimeLun 7 Fév - 15:53

pour l'instant ça reste lisible par un public non averti, mais c'est que le début Laughing
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Raphaël
plume de Colibri
Raphaël


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MessageSujet: Re: La chose de la voiture (public averti)   La chose de la voiture (public averti) Icon_minitimeMar 8 Fév - 2:25

Ça fait vingt ans. Vingt ans que ça dure. Dans Amityville, la famille met les voiles au bout de beaucoup moins de temps que ça. Si je n'en ai pas fait autant, ce n'est pas faute d'être au courant de ça. J'aimerais bien que ça suffise, mais je sais bien que non. J'ai connu plusieurs logements, je suis allé en vacances dans plein d'endroits différents (en évitant comme la peste celui où tout a commencé, évidemment !) et ça me poursuit. Si ça vous intéresse de savoir comment ça se manifeste au moment où j'écris : la porte d'entrée de mon appartement s'est ouverte toute grande, et j'entends des bruits de bottes. La serrure a tourné, la poignée s'est abaissée et des bottes claquent sur le linoléum. Dans une pièce, puis dans la suivante, et comme ça jusqu'à ce que les fantômes aient parcouru tout l'appart. Je sais très bien que je ne verrai personne quand ce sera le tour du bureau où je tape mon histoire. D'ailleurs, ça y est ! Les bottes claquent derrière moi. Et je suis tout seul. En fait, c'est déjà arrivé, et pas qu'une fois. Là, la porte se referme. C'est fini, je n'ai plus qu'à attendre la suite. Si ça se trouve, je vais dormir tranquille et avoir la surprise de me réveiller par terre dans mon salon. Somnambulisme ? J'aimerais répondre que oui. Sauf que dans mon sommeil, j'aurai senti des mains qui m'auront saisi. Eh bien oui, c'est arrivé plus d'une fois ! Et pas que dans un seul de mes logements !

Quand tout a commencé, j'avais quinze ans. N'imaginez pas le gamin zarbi ou le souffre-douleur ! J'étais déjà sorti avec deux ou trois filles, mes moyennes n'étaient pas trop mauvaises... Bon, au lycée, le français, vu qu'il n'était plus question de dictées et d'analyses de phrases, mais de dissertations, ce n'était plus trop ça. Mes faiblesses en rédac se sont encore plus vues qu'au collège. J'avais un meilleur copain, des bons copains, des gars que je ne pouvais pas saquer... À la maison, ça se passait comme ça se passe à quinze ans : je répondais ouais ouais ! quand mes parents me reprochaient des trucs histoire de leur donner l'illusion d'en avoir quelque chose à foutre et que ça ne me prenait pas la tête.
Mon année de seconde s'était terminée. Je passais en première STT, et ça convenait à tout le monde. Un trimestre avait suffi pour que la famille et moi arrêtions de rêver du prestigieux bac S. Une semaine du mois de juillet était déjà passée, et c'était parti pour les vacances chez mes grands-parents.
Ben quoi ? Vous êtes déçus ? Vous vous attendiez à une nuit d'orage pendant laquelle j'aurais invoqué un démon dans une baraque abandonnée ? Eh bien non ! On peut quand même dire que l'évènement qui a tout déclenché s'est produit en pleine nuit, mais il ne tombait pas une seule goutte, et toutes les personnes qui étaient sur les lieux, moi y compris, dormaient. Vous pensez que j'ai visité une pièce interdite pleine d'alambics et de grimoires ? Non plus !
Donc, mes parents et moi partions pour le Marais Poitevin, où habitaient mes grands-parents. Quand j'étais petit, je m'en faisais une fête, de ces vacances : c'était l'occasion de retrouver mes cousins, de jouer avec eux dans les combles et dans une vieille annexe de la ferme... L'année de mes quinze ans, j'aspirais à autre chose, mais quoi exactement ? J'avais bien eu l'idée de chercher un petit boulot pour l'été, mais je m'y étais pris comme un manche et n'avais rien trouvé de sympa. Je me retrouvais à accompagner mes parents. Pendant le trajet, je pensais à la fille des voisins de mes grands-parents, qui avait deux ans de plus que moi, que je trouvais déjà très jolie avant même que mes hormones ne commencent à me travailler...
Sitôt arrivés, nous nous sommes installés dans notre chambre de vacances. Un grand lit pour mes parents, un plus petit pour le mien. Je savais qu'une autre chambre donnait sur celle de Lucie, la fille des voisins. Comme mes grands-parents attendaient plusieurs de mes oncles, tantes et cousins (nous étions les premiers arrivés de la famille, et nous partirions les derniers), pas question que j'en profite. Et pas question non plus que je réclame une vue sur Lucie qui se changeait pour se mettre au lit. Vous imaginez comme c'était délicat ! Papy ! Mamie ! Je pourrais dormir dans cette chambre ? Des fois que Lucie dorme toute nue, je pourrais me rincer l'œil ! Moyen !
C'était parti pour des vacances banales : balades en barque dans la Venise Verte, balades à vélo sur les chemins du Marais Poitevin, shopping à Niort ou à la Rochelle...
Ça, c'était le programme des cinq premiers jours. Et tout le monde pensait que ce serait comme ça tout l'été. Le cinquième jour s'est terminé, nous nous sommes tous couchés.
C'est pendant la nuit qu'il est arrivé un évènement qui devait en déclencher d'autres qui devaient déclencher vingt ans de terreur.
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