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 LES TABLEAUX DE LAUREL

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martin
plume de Colibri


Nombre de messages : 3
Date d'inscription : 10/04/2011

MessageSujet: LES TABLEAUX DE LAUREL   Ven 20 Juil - 17:54

Laurel, une grande blonde, et serveuse du restaurant du château jouais à des jeux de société comme le dominos, parchaisy, le jeu du serpent et d'échelle, jeu de dames, jeu de pichenotte avec des vieilles personnes qui aimaient le calme de cette grande salle à manger où des marquereaux venaient se restaurée après avoir fait des sports d'hiver sur la rivière.

Mais comme il y avaient des sportif qui rentraient au restaurant

La serveuse se leva en se forçant à sourire, demandant une énième fois aux papis et mamies ce qu’ils désiraient commander.
Moi je voudrais une bouteille de cognac.

Et pour vous sera quoi comme breuvage.
Une bouteille de vin.

Et vous autres.

La même chose ma jolie.

Très bien je vais vous apportez ca.

Puisqu’ils étaient satisfaits d’avoir réussi à la faire jouer, ils passèrent une autre commande – bien frugale : quelques olives et de l’eau.

Mais les papis et mamies disait ceci à la blonde de Laurel.

Mauvaise joueuse qu’elle était, Laurel vida le jus des olives dans l’eau pour se venger et apporta ainsi la carafe d’eau imbuvable.
Elle aurait sûrement des problèmes avec son patron – et les clients – mais elle s’en fichait.

Aujourd’hui, elle avait la tête ailleurs : le musée de la ville avait organisé une exposition où quelques unes de ses œuvres avaient été acceptées.

Elle se prenait à rêver de gloire, de commandes multiples et onéreuses. Elle n’avait plus besoin de se boulot de serveuse. Bientôt, elle vivrait de sa peinture, elle serait riche.

En entendant les vieux joueurs s’écrier, elle prit vivement sa pause et partit se réfugier dans une forêt proche où elle savait que personne ne la chercherait.

Elle s’y enfonça longtemps jusqu’à arriver devant une souche d’un arbre tombé lors de la dernière tempête.
Elle s’y assit et fouilla dans la terre, trouva champignons humide. A son grand soulagement, elle les mangea longuement, avec délice.

Elle sentait déjà son esprit partir, l’inspiration lui venir…

Mais un colporter s’avançait entre les arbres et s’assit à ses côtés sans s’étonner de sa présence, sans qu’elle ne s’en étonne : délicieuses hallucinations…

L’homme, robuste, lui offrit sans un mot une thermos et un jambonneau sortis de nulle part puis repartit comme il était venu : en silence.

Laurel se leva soudain, titubante :
- Eh ! Attendez !

L’homme se retourna légèrement et lui adressa un sourire étrange, comme s’il avait un couteau entre les dents :
- C’est délicieux ce que je vous ai donné, mademoiselle. Prenez-en grand soin. Régalez-vous…
- Où allez-vous ? S’enquit-elle de sa voix groggy.

- Je vais, je viens… partout. Ma destination ? Ailleurs… pour toujours. Et vous, mademoiselle… que faîtes-vous ici ?… Avez-vous une destination ?…

Un chemin à prendre et à suivre tout au long de votre vie ?… duquel jamais vous ne pourrez partir ?…
L’esprit engourdit par la drogue des champignons qu'elle avait manger, Laurel ne comprit pas la moitié des paroles de son hallucination et sourit fièrement :

- Je vais au musée ! Déclara-t-elle, là-haut, il y a des tableaux à moi ! Je vais voir si mes œuvres ont trouvé acquéreur… Mais c’est certain ! Affirma-t-elle orgueilleusement, je suis une artiste, après tout !

L’homme hocha la tête en ses contours furent soudain flous, puis il se fondit dans l’ombre. Laurel remarqua avec stupeur qu’elle avait marché jusqu’au musée.

Elle se débarrassa fébrilement des restes des champignons hallucinogènes agita les mains autour d’elle pour en éparpiller l’odeur, remit de l’ordre dans sa tenue et goba une pastille à la menthe avant d’enfin rentrer, sûre d’elle et la tête haute.

Elle repensa à ses œuvres. Comment elles les avaient peintes… En cours, durant un atelier qui consistait à produire le journal de l’université… il avait fallu rendre compte d’une exposition… problème : pas d’exposition pour le moment.

Alors les élèves avaient décidé d’en organiser une eux-mêmes… ils avaient réalisé des choses… elle s’était démarquée avec ses peintures… et maintenant… ses œuvres étaient au musée !

Elle allait devenir riche et célèbre ! Son rêve était enfin à portée de main !
Avec un soupir de contentement, Laurel se dirigea vers le réceptionniste, se présenta et demanda des nouvelles de ses petites poules aux œufs d’or.

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martin
plume de Colibri


Nombre de messages : 3
Date d'inscription : 10/04/2011

MessageSujet: Re: LES TABLEAUX DE LAUREL   Jeu 2 Aoû - 18:18

Pas une commande, Mademoiselle, déclara-t-il tout d’un bloc. (Il sourit, aimable) Mais ça ne saurait tarder, j’en suis certain.
La jeune femme se glaça. Il ne restait qu’un jour à l’exposition et elle n’avait toujours pas été remarquée ?!

Folle de rage – et le reste de drogue aidant –, elle fonça sur les présentoirs en hurlant que c’était injuste, que le monde était pourri et qu’il ne comprenait rien à l’art, tout en cherchant à reprendre ses œuvres qui, disait-elle, avaient trop de génie pour que la stupide populace le voie.

Elle fut rapidement arrêtée par les gardiens du musée qui tentèrent de la calmer en attendant que la police la prenne en charge.
Celle-ci, la voyant complètement défoncée, l’enferma illico-presto dans une cellule pour qu’elle dégrise.

- Vous n’avez pas le droit ! Hurla Laurel en s’accrochant à ses barreaux, vous m’entendez, bâtards ?! Ce sont mes tableaux ! Mes œuvres ! Vous n’y comprenez rien ! J’ai le droit de les reprendre ! Vous m’entendez, merde ?!

- Taisez-vous ! Ordonna son geôlier en revenant après s’être un instant absenté, agacé par les cris de la tolarde.
Cette femme a payé la caution ; vous êtes libre. Allez protester ailleurs.

- Maggie ! S’écria la jeune femme en reconnaissant sa sauveuse. Qu’est-ce que tu fais ici ?!

- Je suis venue te chercher pour te ramener chez nous, Laurel, soupira son amie.

La grande blonde la suivit hors du commissariat.

- Merci de m’avoir fait sortir, Maggie. Je te revaudrai ça.

Son amie ne répondit pas et elles retournèrent au château où elles habitaient toutes deux avec d’autres amis.
Laurel s’enferma dans son atelier et, pleine de fureur de ne pas avoir été reconnue lors de cette exposition, redoubla d’ardeur durant ses longues heures de travail.

On toqua.

- Entrez ! Lança-t-elle en se reculant, un pinceau dans une main et sa palette de couleurs dans l’autre.

-Bonjour Laurel. Voici du café et de quoi te restaurer. Tu dois avoir faim et soif, non ? Depuis le temps que tu es là…

- Merci, Maggie. C’est gentil. Mais… quand vas-tu me laisser sortir de mon atelier, hein ? Je commence à me languir de l’extérieur…

- Lorsque je te jugerai assez responsable pour sortir sans essayer de voler quoi que ce soit.

- … Qu’est-ce que tu penses du portrait de Karine ? Marmonna Laurel, préférant changer de sujet.

Karine, une blonde elle aussi, était l’une des habitantes du château avec son compagnon Martin.

- C’est joli… mais tu aurais dû la montrer avec son uniforme et son parka et non en robe de cocktail… ce n’est pas son style.

- Ouais, je sais… mais je voulais essayer autre chose… Et ton portrait ? Qu’en penses-tu ?

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