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 le cahier rouge du Père Joseph - III l'atelier de serrurier

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r.n.rodrigues
plume de Colibri


Nombre de messages : 9
Date d'inscription : 29/12/2010

MessageSujet: le cahier rouge du Père Joseph - III l'atelier de serrurier   Ven 18 Fév - 1:29

Après avoir terminé le travail au Marché du Poisson, je suis allé prendre un café au lait avec un morceau de gâteau au tapioca dans le kiosque d'une vieille amie. Tous les vendredi et Samedi je vais travailler là en chargeant les poissons dans la brouette jusqu'à l'arrêt de bus ou au Grand Marché et la Foire de la grande Plage la fameuses Maison des Tulias.
A huit heures du matin, j'allais par le rue de la Manga vendre des poissons. Je gagne de l'argent au Grand Marché quand le bras de la brouette casse. Je suis un peu en colère, mais je suis proche de l'atelier de mon ami Poète.
Avec précaution, je vais à l'atelier, il est situé sur le trottoir lateral de la Fabrique de Glaçon de Monsieur Eneas, dans la ruelle de la Manga. Il est petit, fait de bois. Monsieur le serrurier battait une pièce au fer rouge sur l'enclume .Assis devant la porte monsieur le soudeur soudait une croix. Monsieur le serrurier est aussi connu comme poète,il arrête son travail et me regarde. Il laisse le marteau sur l'enclume et vient parler avec moi.
- Bonjour, mon ami Père Joseph! -dit il en souriant - Comment ça va?
- Comme ci, comme ça - répondis-je. Le soudeur arrete son travail et aussi me regarde:
- Salut, Père Joseph!
- Salut, le soudeur mon ami.
Monsieur le poète serrurier regarde ma brouette et me demande :
- Mon ami, veut-tu que je soude le bras de ta brouette? en indiquant avec la main le bras cassé.
- D'accord, mon ami.
Monsieur le soudeur s'est levé de son petit banc de fer et vient prendre la brouette et le bras cassé. Il les mène jusqu'à son atelier, et avec beaucoup de soin commence à les souder.
Quand un homme en blanc, des cheveux blonds et les yeux verts s'approche du serrurier et poète, debout près de la porte.
- Buongiorno, mi chiamo Alfredo e io voglio fare due portone de ferro - dit il en regardant le serrurier poète.
Mon ami le serrurier reste un peu confus, il ne connait pas l'Italien L'homme, le signore Alfredo continue en parler en italien. Je m'approche d'eux. Mon ami le serrurier ne comprenait rien. Alors je parle à l'italien:
- Buongiorno, signore! Scusi, mio amico, lui no parla la lingua italiana - dis-je ; l'italien me regarde épouvanté.
- Et tu parle italien? demande-t-il avec les yeux grands ouverts vers moi.
- Si, io parlo un po.
- Come ti chiame?
- Mi chiamo José, io sono amico di lui, le fabbro. - alors j'ai indiqué mon ami le serrurier avec le doigt - e lui no parla niente. E voi come ti chiamate?
- Mi chiamo Alfredo, io sono italiano - io ho comprato una casa nella Via jacinto Maia e io voglio fare due portone.
J'ai balancé la tête et j'ai parlé pour mon ami.
- Il s'appele Alfredo, il est italien, il a acheté une maison dans la rue Jacinto Maia et il veut faire deux portes.
Mon ami le serrurier a ri un peu. L'italien m'a regardé étonné et aussi a ri. Le serrurier entre dans son petit atelier et prend la roulette d'arpentage et un cahier sale sur la rangée et reviens. Monsieur le soudeur m'appelle:
- C'est prêt, j'ai soudé le bras de ta brouette, père Joseph - dit-il avec sa main sur la tête.
Je m'approche de lui pour regarder mieux la soudure - mes poissons sont sur le trottoir - des camions chargent les morceaux des glaces pour les mettre dans les grandes caisses de bois pleine de poisson.
Monsieur le serrurier est sorti vivement avec l'italien pour prendre les mesures des portes. Monsieur le soudeur était déjà assis en soudant d'autres pièces de fer dans le même lieu où il avait soudé ma brouette.. Je la prends et je mets les poissons dedans. Monsieur le soudeur se lève et vient vers moi en regardant les poissons.
- C'est combien la soudure? demandai-je. Il regarde les poissons, dans la brouette et me regarde- Père Joseph, dit :de rien ,avec les yeux tristes et toujours regardant vers les poissons, comme un chat regardant un oiseau.
- Voulez vous des poissons?
Il sourit et hoche la tête avec joie.
- Alors, choisissez et prenez- dis-je - c' était un bon garçon et les poissons seront pour son déjeuner. Et lui très content a pris trois poissons.
- Merci, mon bon Père Joseph - et il les mis dans la Fabrique de Glaçon et moi je suis allé au Grand Marché vendre les autres qui me restaient.
L'odeur de la soupe me fit revenir à la réalité, mon ami Faim aboyait la haut. Je prends un verre d'eau-de-vie, que j'ai acheté avec l'argent des poissons,vendus au marché. C'est l'heure de déjeuner
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le cahier rouge du Père Joseph - III l'atelier de serrurier
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